Les risques majeurs sur Vira

Des risques existent, mais restent limités.

Les risques majeurs sur Vira ! Quels risques ???

  1. les inondations

En 1875, une gigantesque inondation a ravagé toute la vallée et une énorme quantité de terres arables a été emportée.
Les années 1952 et 1977 ont également connu des inondations, certes plus modestes. Le débit du Douctouyre varie de 1 à 1000 entre le 15 octobre 1970 et le 19 mai 1977.
Il est donc certain que nous reverrons des inondations significatives à Vira...



La route de la Rivière en 1977





Carte des zones inondables sur Vira


  Télécharger la carte au 1/5000



2 Les séismes

    Quelques séismes dans les Pyrénées.


- 1428 : épicentre en Catalogne - séisme 5.5 à Céret dans les  Pyrénées Orientales - 1000 morts sur les Pyrénées

- Saint-Paul de Fenouillet a connu le 18 février 1996 le plus fort séisme français depuis 40 ans avec une magnitude  de 5.6  (la Bigorre, Bagnères-de-Luchon et le massif de la Maladetta, en Andorre ont été touchés).

- Le séisme du 18 juillet 2004, de magnitude 3.7, avec un épicentre localisé à Castillon en Couserans


La commune de Vira est en bordure de la zone sismique et classée en zone 2 : risque faible mais présent.




Plaquette de conseils destinés aux maîtres d'ouvrages : Voir la plaquette


3 feux de foret

Le risque n'est pas très élevé. Il n'y a pas de sinistre important dans la mémoire de la commune.

Pour mémoire, un arrêté préfectoral encadre strictement les feux de végétaux, qu'ils soient coupés ou sur pied. Vous pouvez télécharger l'arrêté préfectoral (et les annexes y compris les CERFA) en cliquant sur le lien : http://www.ariege.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=3936

Les feux sont interdits du 30 juin au 15 septembre et encadrés, ou soumis à autorisation, le reste de l'année.


4 les tempêtes

Les tempêtes sont relativement fréquentes et leur nombre a tendance à augmenter.

Les précautions de base concernent essentiellement les déplacements à éviter pendant ces périodes.


5 l'aléa retrait gonflement des argiles

Ce risque est important, mais n'a été identifié que récemment en France. Il s'accroit avec les alternances sécheresse/pluie que nous observons aujourd'hui.
Il se traduit par des fissures sur les constructions pouvant entrainer la destruction de l'ouvrage.
La DDT est très mobilisée sur le sujet et demandera, en cas de doute, une étude géologique du terrain avant de valider un permis de construite.

La carte est reprise ci-dessous et peut être téléchargée en cliquant sur le lien ci-dessous.

Risque Argile sur Vira :  télécharger la carte





































6 Les arrêtés de catastrophe naturelle

Il y a eu 2 arrêtés ces dernières années : en 1982 et en 1992 :


Les risques identifiés par l’État sur Vira



L'état a identifié certains risques majeurs sur Vira. Ceux-ci sont repris dans le "porté à connaissance".


Synthèse des risques :





Voir le document "Porté à Connaissance" (P.A.C.) dans son intégralité



La commune a commencé une réflexion sur un "plan communal de sauvegarde" pour faire face à ces risques.





 Petite histoire des séismes en Pyrénées :

 Les Pyrénées connaissent une activité sismique non négligeable. Celle-ci est expliquée par la théorie des plaques. Il est couramment admis qu’il existe un mouvement convergent de la plaque européenne et de la plaque ibérique, laquelle, emboutie par la plaque africaine, a pivoté et coulissé le long de la plaque européenne.

Depuis 1373, un nombre important de séismes a été recensé dans le Roussillon et dans toute la Catalogne. Le plus grave connu est celui de 1428 dit « séisme de la Chandeleur » dans la région d’Olot en Catalogne comme épicentre auquel est attribué l’intensité VIII à Céret (magnitude estimée de 5.5 sur l’échelle de Richter). Prats de Mollo et Arles sur Tech ont été fortement endommagées. Il a été dénombré entre 100 et 200 morts. En totalité au moins 1000 personnes.

 

Le Vallespir, la Cerdagne et le Fenouillèdes sont particulièrement touchés par le risque sismique.

 

La dernière secousse significative enregistrée a eu lieu en 1996 et a touché l’Ariège, l’Aude et les PO ; son épicentre se trouvait à St Paul de Fenouillet (magnitude 5, 2° sur l’échelle de Richter).

  

Tous les cantons du département sont classés en zone IB (sismicité faible) hormis les cantons de Saillagouse, Olette, Mont-Louis, Arles-sur Tech et Prats de Mollo classés en zone II (sismicité moyenne).

 25 décembre 1321

- Un très fort tremblement de terre est ressenti à Perpignan. La secousse est courte et sans conséquences.

21 février 1330

- Le matin, une secousse est perçue à Perpignan. Elle dure "le temps d’un Ave Maria". L’intensité et les dégâts sont inconnus.

1370 ?

- Une nouvelle secousse se produit à Perpignan.

2 mars 1373

- Un grand séisme a lieu dans le Roussillon et toute la Catalogne mais aussi en Aquitaine, dans les Pyrénées et le Languedoc. Sa magnitude est de l’ordre de 4,5° sur l’échelle de Richter. La population est prise de panique. A Perpignan, où le niveau MSK a dû être de IV, on parle même "d’épouvante généralisée".

3 mars 1373

- A Perpignan, un nouveau séisme est ressenti. Avec une même intensité que la veille (IV sur l’échelle MSK), il dure 9 heures alors qu’à Barcelone, les secousses durent trois jours. Son épicentre serait situé à Ribagorza, en Espagne, soit à plus de 60 km de Perpignan

Du 18 au 19 mars et 3 mai 1373

- Deux tremblements de terre se produisent à Perpignan.

24 mai 1373

- Un "petit séisme" touche toute la Catalogne.

2 février 1374

- Des secousses sont ressenties dans le Roussillon et le nord-est de la Catalogne. De nombreux tours et petits forts sont détruits ou lézardés.

1er février 1376

- Toute la Catalogne ainsi que d’autres points en dehors de cette région sont victimes d’un séisme.

21 février 1376

- Un tremblement de terre est perçu à Perpignan.

28 avril 1381

- Une nouvelle secousse est ressentie à Perpignan.

26 et 28 mai 1397

- Des séismes touchent le Languedoc, la Provence et la Catalogne. Le 26, l’épicentre se trouve à Arles et l’intensité est peut-être de 5,5 sur l’échelle MSK. Le 28, l’épicentre est à Gérone.

1420

- Le séisme s’étend de Tortosa à Perpignan. Il se manifeste par de fréquents tremblements de terre et des "mugissements souterrains". En Amer, près de Gérone, deux "gouffres de feu d’où sortent des torrents de flammes" s’ouvrent et les gens abandonnent leurs maisons .

2 février 1428

- Il s’agit du séisme le plus important connu dans la région. Il est appelé "séisme de la Chandeleur" et touche toute la Catalogne avec son épicentre à Olot. Il s’est produit une série de secousses d’importance équivalente qui ont entraîné la mort de 100 à 200 personnes.
- A Prats de Mollo, des remparts et édifices sont détruits. L’intensité a été estimée à un niveau IX sur l’échelle MSK. Le village subit de tels dommages qu’Alphonse d’Aragon accorde des indemnités aux victimes, autorise une levée des impôts et crée des revenus exceptionnels pour la réparation des ponts, des chemins et des remparts. De plus, le 20 juillet, Jean II, évêque d’Elne, accorde l’autorisation d’élever une chapelle votive en l’honneur de Sainte Marguerite
- La commune d’Arles sur Tech est, elle-aussi, très endommagée. L’intensité, est aussi de IX sur l’échelle MSK. Les dégâts sont à peine moins nombreux qu’à Prats de Mollo où des remparts et des tours sont démolis.
- Le clocher de l’abbaye de Saint Martin du Canigou et une partie de l’église s’écroule. Certains murs sont détruits jusqu’aux fondations. Le niveau MSK devait être de VII.
- Le monastère de Fontclara à l’est du Boulou est dévasté.
- Les bâtiments d’Olette sont fortement endommagés.
- A Céret (niveau MSK :VIII ?) et Perpignan (niveau MSK : VI), la population est prise de panique.
-Claira subit des écroulements de maisons (niveau MSK : VIII).
Ce séisme est, encore aujourd’hui, l’évènement de référence est matière de tremblement de terre. Il fait partie des deux plus grands séismes au niveau européen.

25 mai 1448

- Entre minuit et 1h, une secousse est ressentie dans tout le Roussillon et jusqu’à Barcelone. A Perpignan, la population est prise de frayeur et l’intensité est évaluée à VI sur l’échelle MSK. Au niveau de l’épicentre, peut-être à Llinars, elle serait de VII.





















16 septembre 1450

- Un tremblement durant "le temps d’un Notre Père et d’un Ave Maria" se produit à Perpignan qui est l’épicentre.

15 février 1560

- Vers 9h, un nouveau tremblement a lieu à Perpignan. 











Avril 1755

- Un séisme, sûrement due à la répercussion de celui de Lisbonne, est perçu dans le Roussillon. Il provoque un balancement des lampes, un tintement des clochettes, une sensation de vertige.

27 décembre 1755

- A 4h du matin, les habitants de Prades et du Conflent sont pris de panique à cause d’une secousse.


16 octobre 1763

- Un tremblement de terre se produit au Canigou et dans les alentours de Prats de Mollo, vers 15h. Les vallées se trouvent obstruées par des chutes de rochers. A ce phénomène s’ajoute des fortes pluies qui engendrent de terribles inondations ( voir aussi : historique des aïguats).

25 décembre 1772

- La vallée de Prats de Mollo est touchée par un séisme vers 5h du matin.

Février 1783

- Les répercussions du séisme qui dévasta les Calabres le 5 février 1783 se manifestent dans la Roussillon et notamment à Prats de Mollo. Les dégâts sont importants.

11 et 13 août 1797

- Un séisme d’ampleur régionale a lieu de Rivesaltes à Olot.
Dans l’après-midi du 11, une secousse est ressentie de Rivesaltes à Collioure où les canons reculèrent de 25 cm sur leurs affûts. Le niveau d’intensité est probablement de VI à Collioure et de V à Perpignan.
Le 13, le tremblement est perçu dans toute la plaine du Roussillon et plus fortement encore, le long d’une ligne allant de Laroque des Albères à Latour de Carol. Cette secousse d’une minute renversa des meubles et fit tomber des personnes de leur lit.

8 septembre 1797

- De violentes secousses se produisent à Ille sur Têt.

24 décembre 1798

- Un tremblement de terre se produit sur le Conflent, de Prades à Perpignan, ce qui "engendre une frayeur dans la population de la vallée de la Têt".
A Prades, l’intensité est de l’ordre de VI sur l’échelle MSK.

19 février 1838

- Une secousse dont l’épicentre est proche de Saint Paul de Fenouillet est ressentie. Dans cette commune, les habitants sont pris de panique et des mouvements de terrain sont provoqué par le phénomène. Sur l’échelle MSK, les dommages sont évalués au niveau VI.

21 janvier 1870

- Un séisme a lieu en Cerdagne. Il s’agit probablement d’une réplique du séisme nord-pyrénéen du 15 janvier. La secousse a été perceptible à Bourg-Madame et à Latour de Carol, surtout pour les personnes couchées. Mais, il n’y a, heureusement. Il n’y a pas de dégâts.

23 février 1887

- La secousse est remarquée grâce aux appareils magnétiques et aux sismographes de Perpignan. Elle est due au séisme de Nice.

20 janvier 1894

- La forte secousse de 3 à 4 secondes est surtout ressentie à Bourg-Madame.

7 novembre 1901

- En Cerdagne, un mouvement du nord vers le sud a lieu dans la soirée. Il est perçu à Villeneuve dels Escaldas.

16 décembre 1901

- A 15h, une nouvelle secousse est constatée en Cerdagne, notamment à Porta et Latour de Carol. Les ustensiles de cuisine pendus au mur ont résonné 3 à 4 secondes.

6 mai 1902

- Dans la nuit, deux secousses à une minute d’intervalle sont ressenties à Saint Laurent de Cerdans, Serralongue et Formiguères.

20 avril 1903

- A 8h54, une secousse est enregistrée par le sismographe de Perpignan. Elle est assez intense sur le pli des Albères du Boulou au Cap de Creus, c’est-à-dire dans les communes de Laroque des Albères, Saint Génis, Sorède, Port-Vendres, Cerbère, Port-Bou. Ce séisme rappelle celui du 11 août 1797.

18 juin 1903

- Dans la nuit, un tremblement de 4 à 5 secondes se produit en Conflent et en Cerdagne. Il est perçu à Thuès, Saillagouse, Ro, Llo, Err, Sainte Léocadie et Osséja (où des meubles tombent).

28 décembre 1908

- A Perpignan, est enregistrée une répercussion du séisme de Messine.

28 novembre 1920

- Un tremblement de terre est subi dans les Pyrénées ariégeoises et l’ouest du Languedoc. L’épicentre se trouve entre Quillan et Quérigut.
A Quillan, où le niveau MSK est de V-VI, les gens, pris de panique, s’enfuient de leur maison dans la rue.
A Quérigut, le séisme réveille les personnes qui dorment.
A Marquixanes, des mouvements de terrain sont une conséquence des secousses.

23 septembre 1922

- Un nouveau séisme se produit dans une grande partie de la région. L’épicentre est situé à saint Paul de Fenouillet où des cheminées tombent, de nombreux murs sont lézardés, des plâtres chutent et les habitants paniquent. Les dommages correspondent à une intensité de niveau VII sur l’échelle MSK.

6 et 8 janvier 1933

- Deux tremblements de terre ont lieu en Fenouillèdes. L’épicentre est au Vivier.

23 et 27 décembre 1933

- Deux nouveaux séismes sont ressentis au même lieu qu’en janvier. Il s’agit d’un groupe de secousses dont l’intensité a atteint le niveau IV le 23.

11 avril 1938

- Encore en Fenouillèdes, un groupe de secousses est perçu mais l’épicentre se trouve à Sournia.

30 juin 1950

- Dans les Corbières, des répliques d’un autre séisme se produisent avec un épicentre à Lanet.

4 juillet 1950

- De nouvelles répliques sont enregistrées dans les Corbières mais l’épicentre est à Thermes.

Octobre 1950

- Finestret est l’épicentre d’un séisme qui touche le Conflent.

17 juillet 1951

- Un tremblement de terre d’intensité V est ressenti dans le Conflent et plus précisément à Villefranche de Conflent.

18 mars 1970

- La Cerdagne est touchée par un séisme d’intensité IV avec son épicentre à Bourg-Madame.

3 novembre 1978

- Un séisme de magnitude 4,3° se produit autour d’Estagel.

5 décembre 1979

- Séisme de magnitude 4,1°.

26 septembre 1984

- L’épicentre d’un séisme de 4,4° sur l’échelle de Richter se trouve à Saint Paul de Fenouillet et Saint Martin.

16 mars 1988

- Un tremblement de terre de magnitude 3,8° et d’intensité IV a son épicentre en Catalogne espagnole (Ribas de Freser).

30 juin 1989

- Un séisme de magnitude 2,6 sur l’échelle de Richter a lieu à Saint Paul de Fenouillet.

16 et 17 septembre 1989

- Deux secousses de magnitude 2,3 et 2,4° sur l’échelle de Richter sont ressenties à Mont-Louis.

19 mars 1992

- Un séisme dont l’épicentre se trouve à Ripoll est perçu à Osséja (4,5° sur l’échelle de Richter et niveau IV sur l’échelle MSK).

8 octobre 1993

- Une secousse de magnitude 3,3° se produit à Puigmal et Bourg-Madame. L’épicentre est en Espagne, à Caralps.

13 octobre 1993

- En Cerdagne, un séisme de 2,7° sur l’échelle de Richter a lieu.

1994

- Durant l’année 1994, 28 secousses sont enregistrées. Leur magnitude est comprise entre 1,5 et 2,8°.

18 février 1996

- A 2h45 du matin, un séisme avec un choc principal se produit dans les départements des Pyrénées-Orientales, de l’Ariège et de l’Aude. Sa magnitude est vraisemblablement de 5,2° sur l’échelle de Richter.
L’épicentre se trouve à Saint Paul de Fenouillet où les personnes debout ont perdu l’équilibre. L’intensité y est de VI-VII (c’est la plus forte observée). C’est dans cette commune également que les dégâts ont été les plus importants, elle a obtenu un arrêté de catastrophe naturelle. En dehors de la zone épicentrale, les dommages sont plutôt modérés, il s’agit essentiellement de fissurations des plafonds, des murs, des chutes de tuiles... La faiblesse des dégâts est due au fait que le foyer (le point de départ des ondes) se trouvait à 8 km de profondeur.
C’est le séisme le plus important du XXème siècle et sur le bassin de l’Agly. Il peut être comparé au séisme de 1922 car il s’est produit dans le même secteur géographique, avec les mêmes effets.
Pour le XXème siècle, c’est lui qui est l’évènement de référence.

15 août et 16 décembre 1996

- Des répliques du séisme du 18 février sont ressenties autour de Saint Paul de Fenouillet. Le 15 août, l’intensité est de niveau IV et le 16 décembre, de niveau IV-V. Au total, environ 2000 répliques ont eu lieu entre février et décembre 1996 à des magnitudes et des intensités différentes mais relativement faibles.

12 février 1997

- Une secousse d’amplitude 3,4 sur l’échelle de Richter est perçue dans le sud du département. L’épicentre se trouvait à 7,5 km de Céret et le foyer à 7 km de profondeur et c’est ce qui a évité les dégâts. Le séisme a été généré par la faille qui a été à l’origine du séisme de la Chandeleur en 1428. Elle part d’Argelès, passe vers Céret et se termine en Espagne, vers Camprodon.

Source : O. Mengel, G. Soutadé


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